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SITE INTERACTIF D’AGES & TRANSMISSIONS ASBL : TRANCHES DE VIE, DEBATS ET COIN DES MEMBRES
Rubrique 2.4.4. Ma soeur, cette héroïne par José T. Le 14 juin 2010
Pour plus de sécurité encore, mon père remit son sort entre les mains de Notre-Dame du Rempart, protectrice de la ville. Tous les jours, à la sortie des bureaux, il se rendait dans la chapelle de la Vierge, avenue du (...)
Rubrique 2.4.4. Ma soeur, cette héroïne par José T. Le 14 juin 2010
Les Conseils de guerre de l’Oberfeldkommandatur tournaient à plein rendement. Les prisons continuaient à se remplir. La presse clandestine placardait des circulaires appelant à la résistance contre l’occupant et (...)
Rubrique 2.4.4. Ma soeur, cette héroïne par José T. Le 14 juin 2010
Le 6 juin, les Alliés débarquent sur les côtes de France. La paix ne doit plus tarder. Le 21 juillet 1944, mon père met notre radio à la fenêtre, le son à fond, afin que les prisonniers puissent entendre l’hymne national. (...)

Durant l’occupation allemande de la Belgique au cours de la dernière guerre mondiale, à côté de la Résistance organisée, de nombreux patriotes s’illustrèrent dans des actes de résistance moins spectaculaires mais non moins efficaces. Ce feuilleton nous conte l’un de ces faits particulièrement exceptionnel. Il a pour héroïne, ma soeur, Marguerite Trussart, alias Micheline, qui fête ses 15 ans en 1942, au début de notre histoire.
Ma sœur aînée n’est ni sourde, ni muette, pourtant un certain jour, le 11 novembre 1943 précisément, elle se mit à parler avec les mains, et cela avec une telle assurance qu’on aurait pu croire qu’elle (...)
L’histoire débute le 2 juillet 1942. Ce jour-là, ma sœur aînée fêtait ses 15 ans. Nous étions, pour la circonstance, tous rassemblés, mes deux sœurs, mon frère cadet, ma mère et moi, autour d’un gâteau de (...)
Haussant les épaules, mais pas très rassurée, maman se décida à gagner le corridor et s’approcha, en catimini, de la porte de rue. – Qui est là ? demanda-t-elle, pressée d’en finir avec le gâteau. – (...)
Sur le ton de l’ange Gabriel qui annonce à Marie la bonne nouvelle, ma mère raconta à mon père la visite de Mme Elise. Elle dit : "Quand elle est entrée ici, elle sanglotait et quand elle nous a (...)
Et ce qui devait arriver, arriva. Cette circulation incessante de gens sur notre toit, agitant leur mouchoir et s’interpellant sans contrôle, mit en éveil les geôliers. Alertée par leurs soins, la (...)
– Plus de toits, plus de cris, c’est terminé, décida mon père, mis au courant de la descente de police. – Ces gens ont besoin de nous, objecta ma mère, nullement impressionnée par la menace de ces (...)
L’homme communique d’abord de vive voix, ensuite il passe à l’écrit. Le parler franc nous étant désormais interdit sous peine de nous retrouver dans ces cellules que nous avions en horreur, ma sœur (...)
Depuis que ma sœur Maguy s’appelle Micheline, je la découvre et la regarde mieux. Les traits fins, le corps bien proportionné, mince, coquette et charmante, elle aime mettre en valeur sa (...)
A l’instigation de son Roméo, le laborieux jeu de lettres en cartons fut vite remplacé par la main : fermée en poing pour un point et ouverte pour une barre. Pas d’écrit, pas de son, c’est le système (...)
Des centaines de messages vont ,dès lors, circuler, entre la prison et l’extérieur, soit adressés aux familles des détenus , soit à des réseaux de résistance., maintenant le moral des prisonniers et (...)
Les rideaux sont tirés, la fenêtre entrebâillée et, par ce petit espace ménagé que ma sœur gagne en rampant pour éviter l’œil de la Gestapo toujours aux aguets, ses "mains qui parlent " et qui sont muettes (...)
Ma sœur n’eut pas à apprendre à Loucky la mort tragique de son fiancé qui fut autorisé, avant sa mort, à lui envoyer ainsi qu’à ses parents, une lettre d’adieu. Namur 1 juillet 1944 Mes parents bien (...)
Sur tous les fronts, les Allemands commencèrent à connaître la défaite. De plus en plus de civils innocents furent fusillés en représailles aux sabotages de l’Armée Secrète. "C’est le temps des (...)
La ville, c’était la faim et les bombardements. Un cortège ininterrompu d’ambulances la traversaient, des heures durant les sirènes d’alerte lamentaient, et les forteresses américaines traversaient le (...)
Pour plus de sécurité encore, mon père remit son sort entre les mains de Notre-Dame du Rempart, protectrice de la ville. Tous les jours, à la sortie des bureaux, il se rendait dans la chapelle de (...)
Les Conseils de guerre de l’Oberfeldkommandatur tournaient à plein rendement. Les prisons continuaient à se remplir. La presse clandestine placardait des circulaires appelant à la résistance (...)
Le 6 juin, les Alliés débarquent sur les côtes de France. La paix ne doit plus tarder. Le 21 juillet 1944, mon père met notre radio à la fenêtre, le son à fond, afin que les prisonniers puissent (...)
Les alliés libérèrent Namur le 5 septembre I944 ; entretemps des centaines de résistants furent encore déportés. Nous étions au courant de la date de leur départ, toujours aux premières heures du jour. (...)
J’ai retrouvé dans les archives gardées par mon frère, cette lettre, héritage de mon défunt, émanant de Mme Marion-Lavis de Montgauthier dont l’époux et les deux fils avaient été arrêtés. Cette lettre (...)
L’Allemagne capitula le 7 mai 1945. La "colombe" allait sur ses 22 ans, lorsqu’en juillet 1949, suite à l’intervention des prisonniers politiques survivants, elle reçut officiellement de la ville de (...)