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  • Quand des étudiants en soins infirmiers rencontrent des seniors pour parler de la famille et imaginer un petit film ensemble, qu’est-ce que ça donne ? Minou, Cathie, Suzanne et Mina s’attendaient peut-être davantage à parler de la problématique du rapport entre soignants et soignés, qui les touchaient de près ou de loin. Ce fut donc une surprise que de découvrir que ce n’était pas du tout de cela dont il s’agissait ! Il allait falloir se prêter au jeu : imaginer, fabriquer, participer à un petit film tourné avec les moyens du bord sur le thème de la famille ! On peut se demander quel rapport il y avait là avec les soins en milieu hospitalier ???!!!

    Après avoir abordé les contraintes dues au cadre, on se lance dans un tour de table où chacune raconte en quelques mots ce qu’évoque le mot famille. Pour l’une, c’est son rapport à sa mère, une femme « soleil » qui ne supportait pas d’autres astres, pour une autre c’est le souvenir de son enfance cachée en temps de guerre, pour l’autre encore c’est la valeur d’indépendance reçue et transmise à son tour à ses enfants, … Les seniors parlent, les yeux des étudiants s’agrandissent. Un ange passe. Soudain, derrière le masque de l’autre, cet inconnu, a surgi un être, une humanité, une histoire. Soudain, le cadre fixé par ces étudiants de première année vole en éclats face aux souvenirs évoqués avec tant de spontanéité. Finalement quelqu’un propose un nouveau « fil conducteur » suite aux témoignages entendus : celui du rapport mère-fille.

    Isabelle insiste pour compléter le tour de table et écouter ce que les étudiants ont à dire sur la famille. Ils résistent : « on n’a rien à raconter d’intéressant ». Que neni ! Bientôt ce sont les seniors qui écoutent, leurs yeux agrandis d’étonnement : un jeune homme guinéen qui porte le nom de son grand-père raconte que son père l’appelle « papa », une bretonne née quatrième après trois garçons explique qu’elle ne s’est jamais sentie proche de sa famille comme si elle était différente, une jeune fille dont le père est italien et la mère thaïlandaise se sent écartelée autant qu’enrichie par des éducations opposées, etc. L’heure tourne tandis que le tour de table prend fin et chacun a un sourire aux lèvres. Comme disait Cathie : « ce qui s’est passé là n’est pas banal ». car quelque chose s’est passé. Quel rapport avec les soins infirmiers, me direz-vous ? on vous laisse deviner.

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