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  • Publié par Ages & Transmissions avec les éditions Dricot en octobre 2010

    - Son titre ? "1,2,3 j’ai vu … Des seniors d’aujourd’hui racontent leur enfance d’hier"

    - Ses auteurs ? 19 seniors !

    -  UN THEME UNIVERSEL
    Qu’est ce qui diffère d’une personne à l’autre et laisse des traces toute la vie durant ? L’enfance ! Qu’elle soit porteuse de promesses ou de cicatrices, elle est le terreau de l’individu, mais également le reflet d’une époque. Les histoires qui figurent dans ce recueil ont été écrites par des seniors, la plupart, membres de l’asbl Ages & Transmissions. Certaines parlent de la guerre, de la privation, d’autres de la vie d’autrefois, de la discipline qui régnait alors, de l’école, de la religion, des coutumes et des relations entre les personnes. Toutes témoignent du monde de l’enfance et du regard que l’enfant porte sur le monde d’alors.

    - UN OUVRAGE A PARTAGER ENTRE GENERATIONS
    Dans ce recueil, s’élève une parole individuelle et une voix collective. À travers les chemins empruntés par l’autre, il y a un peu de « mon histoire », des points de convergence ou de rencontre. Pour les seniors d’aujourd’hui qui sont les enfants d’hier ces récits sont autant de manières de partager une identité commune. Pour les enfants de maintenant qui seront les adultes de demain ces récits sont l’occasion de prendre conscience que notre société, nos valeurs, nos modes de vie ont pris racine hier et que le monde dans lequel nous vivons n’a pas toujours été tel qu’on le connaît.

    - DES EMOTIONS, DES QUESTIONS, DES REFLEXIONS
    Ces fragments de mémoire amènent chacun d’entre nous à s’interroger sur le témoignage qu’il laissera à son tour aux générations à venir. Entamer un de ces récits, c’est se glisser dans la peau de ce petit bonhomme ou de cette petite fille qui découvre la vie avec les yeux écarquillés de l’innocence. C’est prendre le risque d’être étonné, ému, surpris, bouleversé, inquiet, amusé.

    Un ouvrage à lire, à offrir, à partager, à commenter, à discuter, à se passer de main en main comme on transmet un secret de famille, une formule magique, un bâton de parole…

    30 histoires vécues

    Quelques extraits

    « J’ai presque dix ans, je suis en cinquième année primaire au collège à Schaerbeek. Avant de nous donner sa leçon de néerlandais, l’abbé M. nous soumet à un test écrit pour vérifier que nous avons bien étudié le cours précédent. Je trempe ma plume dans l’encrier de faïence blanche qui orne le sommet du pupitre. J’écris, en lettres verdâtres, mon nom et la date du jour d’une main tremblante : je n’ai pas étudié ma leçon et je n’attends rien de bon de ce qu’en pensera l’abbé en lisant ce que je vais griffonner sur la demi-feuille de papier et lui remettre sans conviction.»

    Jacques Baligant

    « J’emmène la petite chez la coiffeuse. On va lui faire une permanente. » prévient ma grand-mère. Déclaration sans appel. Nous sommes en 1947. J’ai 10 ans, le cheveu blond, lisse et très fin..»

    Jeannine Kerstius

    « Rien ne se perdait chez nous. Maman avait un sens exagéré de l’économie et, depuis le début de la guerre, cette qualité s’était encore accentuée. Elle ne voulait rien acheter parce que tout devenait de plus en plus cher. Elle se réservait de faire ses achats quand la guerre serait finie croyant qu’alors, les prix redeviendraient normaux. Et en attendant, maman faisait de la récupération.»

    Johanna Plancke

    « Je ne sais pas pourquoi le bain de pieds était aussi sacré mais c’était un moment délicieux. Nos cheveux séchaient, on rajoutait de l’eau chaude dans la bassine jusqu’à ce que les pieds soient rouges comme des écrevisses et, pendant ce temps, nous lisions. Cela valait tous les bains parfumés qu’on peut prendre aujourd’hui ! Je me vois encore assise à côté du poêle, les pieds dans l’eau chaude et lisant « Le rêve » d’Emile Zola, où il s’agissait d’une petite brodeuse pauvre et malheureuse, bien entendu. Je pleurais tellement que j’en étouffais et c’est un souvenir inoubliable ! »

    Suzanne Renders

    « La vie quotidienne était très monotone. Chaque matin, la religieuse responsable de notre dortoir entrait en battant des mains et récitait à voix très forte le « je vous salue Marie » pour nous éveiller. Aussitôt, les filles sautaient du lit et tout en accompagnant la Sœur dans ses prières, se précipitaient sur leur pot de chambre et urinaient en priant. Chaque enfant disposait d’une cuvette et d’un broc d’eau froide. Nous nous débarbouillions le visage et les mains. Après nous être rapidement habillées, nous allions à la messe. Que cela me paraissait long et ennuyeux ! Puis, en rang et en silence, nous allions prendre le petit déjeuner. C’était tous les jours, du pain gris et collant avec de la margarine et parfois de la confiture. »

    A. W.

    Découvrez plusieurs textes du recueil sur Carrefour des mémoires.

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